Le Louis XV Alain Ducasse à Monaco

Une gastronomie naturaliste

Pour fêter mes 28 ans, mon chéri m’a fait la surprise de m’emmener à Monaco au restaurant Louis XV de Alain Ducasse.  Outre la gastronomie exceptionnelle du Louis XV, la vue que nous avions de notre table n’était pas des plus ordinaires car il se passait devant nous un véritable défilé de voitures toutes les plus luxueuses les unes que les autres. Un petit côté m’as-tu vu qui enlève peut être un peu de charme à l’endroit mais qui est typique de Monaco, ville des rois. 

Pour commencer

Fidèles à nos habitudes, nous avons choisi un menu dégustation pour se laisser guider par le chef. Comme toujours dans les restaurants gastronomiques, une petite farandole d’amuse bouche et « pré » amuses bouches vous sont servis pour commencer le repas. Ci-dessous, il s’agissait de « feuille de pain » très craquante, celle de devant aux fleurs de courgettes et celle de derrière aux olives. Ça craque, mais sans grand interêt, sans vraiment de goût, même subtil.

 

Pour poursuivre ces amuses bouches, je vais être mauvaise élève car je ne me souviens plus exactement de leurs compositions. Allons y gaiement malgré tout. Ci-dessous, sur la photo en haut à gauche une chips délicieuse avec un goût prononcé d’oignon, très doux, craquante à souhait, de la gourmandise à l’état pur. Et à côté, un morceau de seiche dans une sauce complexe, à la fois fruitée, acide, 3 différents goûts qui s’en dégagent (mais impossible de me rappeler de ce que c’était), je me rappelle néanmoins de ce que j’ai ressenti quand je l’ai dégusté, épatée par cette complexité et par les différents goûts qui se révèlent au fur et à mesure de chaque bouchée.  À droite, une des seules huîtres que j’accepte de manger avec grand plaisir, là encore un goût subtil, une huître marinée ultra savoureuse. Il y avait un bon nombre d’amuses-bouches en plus de ceux-ci mais n’ayant rien noté de leurs compositions, je vous propose de passer directement à l’entrée.

Les entrées

Messieurs, dames, à votre gauche : 

Amande de la Roya, cerise en cire d’abeille et rouge à la flamme

Et à droite Artichaut violet ‘alla giudea’ et algue, anémone de mer d’Olivier Bardoux, burrata, caviar. Celui-ci est le met qui me laissera le meilleur souvenir de tout le repas, une entrée incroyable. Un caviar incroyablement beurré avec une légère touche d’acidité. Et le combo artichaut- caviar est totalement gagnant, j’aurais pu 

Les plats

À gauche et au milieu : Courgette Criste Marine, Saint-Pierre (Concombre de mer, tournesol, Saint-pierre de Méditerranée confit et ‘pil pil’ des têtes). Une mention spéciale pour la cuisson du Saint-Pierre qui était extraordinaire et pour ce fenouil qui m’a fait réaliser qu’en réalité, j’aimais bien le fenouil.

À droite : Câpre, couteau, agneau (Fane de fenouil, câpre et couteau juste saisi, agneau du Quercy à la cheminée). Servi avec cet agneau, les abats également et malgré tous mes efforts, je n’ai pas pu les manger, ils font parti des rares aliments que je n’arrive pas à apprécier.

Les fromages

Là nous sommes sur la partie préférée de mon chéri, le plateau de fromages. Et il faut avouer que dans les resataurants gastronomiques ils ont toujours de quoi nous faire rêver. Ici j’avais pris un saint nectaire (celui tout à gauche) qui était vraiment incroyable, un munster ainsi qu’un fromage de chèvre bien coulant qui était le dernier à devoir être dégusté. 

Les desserts

Et là nous sommes dans ma partie préférée. Bien que je sois particulièrement difficile en ce qui concerne les pâtisseries car je trouve qu’elles sont rarement à la hauteur du reste de la cuisine. 

À gauche, mon dessert, comme à chaque anniversaire, j’ai une tradition, un dessert au chocolat : Chocolat, Sarrasin, Grué. J’ai été un peu décue par ce dessert qui manquait de surprises, il était bon mais sans trop de complexité.

Et à droite, le dessert de William : Baba imbibé au rhum de votre choix, vanille et écorces d’agrumes, crème mi-montée. Bien sûr je l’ai goûté et là par contre j’ai été surprise par la réalisation parfaite du baba, ultra moelleux et parfumé, j’aurais été fière d’en déguster un comme ça. Pour l’arroser, William a choisi parmi une sélction de rhums le Appleton 12 ans d’âge.

Conclusion :

7/10. Mention spéciale pour l’entrée artichaut, caviar. Ce sont les plats et les desserts qui malgré leur réalisation parfaite ne m’ont  pas surprise et font un peu baisser la note.  

++ On nous offre à la fin du repas, un panettone à déguster le lendemain et je dois dire que là j’ai été subjugée ! Incroyable panettone, le meilleur de ma vie. Dommage, je n’ai pas de photos de celui-ci, pour vous le décrire, je parlerai d’une très légère sous-cuisson qui le rendait si moelleux, d’un cœur fondant au chocolat, de fruits confits, de notes de vanille et d’agrumes… Exceptionnel.

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